Depuis le 11 novembre, je prends tous mes comprimés de lithium en une dose, ce qui a fait augmenter un peu le taux de lithium dans mon sang. J'ai eu des effets indésirables comme des nausées et de la diarrhée, mais maintenant ça va mieux. Je n'ai pas encore la dose qu'il me faudrait, mais ma psychiatre est très prudente et préfère y aller graduellement. Je ne pensais pas que ce serait si long! Je dois aller me faire faire une prise de sang en janvier. Je vais avoir plus de détails à ce moment.
Je ne sais pas vraiment si ça a changé quelque chose dans mon humeur, mais je pense que oui. Il me semble que je suis plus de bonne humeur et positive. Par contre, je me demande parfois si c'est normal que je sois joyeuse! Et depuis que je suis joyeuse, je dépense plus... C'est tannant, car je me demande souvent si je ne risque pas de refaire une manie quand je sens que je suis plus "high". Pourtant, je vois plein de gens qui ne sont pas bipolaires et qui sont souvent très joyeux, qui rient de bon coeur, qui sont très expressifs. Mais moi, parce que je sais que j'ai cette maladie, je me demande si je suis normale quand je suis très joyeuse. Pourtant, ça fait tellement de bien être heureux!
Sinon, je m'entraîne maintenant quatre fois par semaine et ça va bien! Puis je me suis inscrite à Minçavi. Mon corps commence à changer. J'espère qu'un jour je pourrai redevenir mince comme avant, même si quelques professionnels de la santé à qui j'en ai parlé en doute. Je vais commencer par essayer de perdre quelques livres et on verra plus tard!
jeudi 9 décembre 2010
samedi 16 octobre 2010
Lithium - étape 2
Me voilà avec une nouvelle dose de lithium. C'est la deuxième étape qui commence. J'aurai une prise de sang à faire dans quelques semaines et après, elle va sûrement l'ajuster à nouveau, pour une dernière fois. J'ai bien hâte de voir si cela fera une différence dans ma vie!
samedi 25 septembre 2010
C'est fait... la suite!
Bonjour! Je continue encore la prise du lithium et tout va bien jusqu'à présent. Je ne sais pas trop encore si ça joue favorablement sur mes humeurs, mais on verra bien avec le temps. Pour le moment, je n'ai pas une forte dose. Ma psychiatre va regarder combien j'en ai dans le sang (j'ai pris une prise de sang mardi) et l'ajuster au besoin. Quand j'aurai la concentration idéale dans le sang, elle va voir si je vais bien et si oui, elle va sûrement baisser le Seroquel XR que je prends présentement. J'espère vraiment que le lithium fera une différence dans ma vie!
mercredi 15 septembre 2010
C'est fait!
C'est fait! J'ai pris ma première pilule de lithium ce matin! Jusqu'à présent, tout se passe bien. Merci pour vos encouragements! Je vous en dirai plus bientôt!
lundi 13 septembre 2010
Une bipolaire qui se soigne?
Bonjour à vous! Je n'ai pas été très active sur mon blog ces derniers temps! En fait, je n'ai pas été active du tout! Ce que je me rends compte, c'est qu'après quatre mois de mutisme sur mon blog, rien n'a vraiment changé pour moi. J'en suis encore à la croisée des chemins. Je pourrais réécrire exactement la même chose qu'il y a quatre mois à savoir que:
« Je songe fortement à changer de médication, comme on me le suggère depuis le début de ma maladie, il y a déjà deux ans. Je n'ai jamais été friande de médicaments et je suis toujours un peu angoissée quand j'en prends un nouveau. Mais je pense que je suis maintenant à la croisée des chemins. Il faut que ça change. Je dois perdre 70 livres et je dois être plus énergique pour passer au travers mes journées. Je dois aussi faire un virage à 180 concernant mon mode de vie et le nouveau médicament qu'on me propose pourrait jouer un rôle en ce sens. »
Comme je vous l'ai dit plus haut, ça, c'était il y a quatre mois. Je n'ai pas changé de médication, je n'ai pas perdu une livre, je ne suis pas plus énergique et je n'ai pas tellement changé mon mode de vie, mis à part que je cuisine plus, que je mange un peu mieux et que je me suis abonnée au gym. Wow, le gym! C'est un bon changement, direz-vous. Oui, mais il me reste à y aller!
Demain, je rencontre ma psychiatre. On va parler pour une Xe fois du lithium, un médicament qui stabilise l'humeur. Les effets secondaires possibles font frémir, mais bien sûr, ça ne veut pas dire que je vais en avoir! (Je parle au présent, ça doit être parce que je suis quand même décidée à le prendre!) Ce médicament a l'avantage (ou le désavantage, selon comment on le voit) d'être mesuré dans le sang, afin de trouver la dose thérapeuthique et d'éviter les surdoses. Des prises de sang sont requises fréquemment en début de traitement et aux trois mois, environ, par la suite. C'est LE médicament reconnu pour traiter la bipolairité, en particulier les manies. Comme je ne suis pas en manie ni en dépression présentement, il serait prescrit à titre préventif et aussi pour stabiliser mes humeurs au jour le jour. Et je dois avouer que mes humeurs ne sont jamais vraiment égales et que ces temps-ci, elles sont beaucoup plus basses que hautes. Malgré tous les avantages que ce médicament semble avoir pour les cas de bipolarité comme moi, j'hésite encore à le prendre. Pourquoi? J'ai la chienne. La chienne de feeler mal, d'avoir des effets secondaires, d'être allergique, toutes sortes de peurs qui ne devraient pas être. Je sais, c'est con! Bien des gens autour de moi me disent qu'ils n'hésiteraient pas une seconde à le prendre s'ils avaient ma maladie. C'est ce qu'ils disent, mais ils ne sont pas dans ma peau! Plusieurs bipolaires attendent beaucoup plus longtemps que moi avant de se décider et pire, certains arrêtent leur médication sous prétexte qu'ils se sentent mieux et qu'ils n'en ont pas besoin, ce qui entraîne plus souvent qu'autrement des rechutes. Mais bon, arrêtons les comparaisons et revenons à moi!
Pour en revenir au titre de ce message, je commence à trouver que le titre de mon blog n'est pas représentatif de ce que je vis. Suis-je vraiment une bipolaire... qui se soigne? En fait, disons que je me soigne à moitié, comme me l'a dit l'infirmière qui me suis en clinique externe. Je ne suis pas couverte à 100 % présentement avec les médicaments que je prends (un antipsychotique et une petite portion d'antidépresseur). Le lithium, ajouté progressivement à ces deux médicaments, me couvrirait davantage contre les risques de rechute et m'aiderait à gérer mes humeurs. L'antipsychotique continuerait de me protéger contre une psychose, la partie la plus horrifiante que j'ai eue lors de ma maladie, et l'antidépresseur serait là pour l'anxiété, etc. Et peu à peu, je pense que je pourrais me débarrasser de l'antipsychotique au profit du lithium, car étant donné que le lithium réduit les risques de manies, ça réduit les risques de psychoses, car c'est plus souvent qu'autrement la manie qui mène à la psychose.
Alors, voilà! En conclusion, je peux vous dire que vivre avec la maladie mentale n'est pas chose facile. On ne sait jamais vraiment si un jour on va vivre parfaitement normalement comme les autres ou si on va toujours traîner un petit quelque chose de la maladie mentale, même si on est soigné. Demain, j'aurai une grande décision à prendre qui risque de changer ma vie positivement: prendre le lithium. Ayez une pensée pour moi!
« Je songe fortement à changer de médication, comme on me le suggère depuis le début de ma maladie, il y a déjà deux ans. Je n'ai jamais été friande de médicaments et je suis toujours un peu angoissée quand j'en prends un nouveau. Mais je pense que je suis maintenant à la croisée des chemins. Il faut que ça change. Je dois perdre 70 livres et je dois être plus énergique pour passer au travers mes journées. Je dois aussi faire un virage à 180 concernant mon mode de vie et le nouveau médicament qu'on me propose pourrait jouer un rôle en ce sens. »
Comme je vous l'ai dit plus haut, ça, c'était il y a quatre mois. Je n'ai pas changé de médication, je n'ai pas perdu une livre, je ne suis pas plus énergique et je n'ai pas tellement changé mon mode de vie, mis à part que je cuisine plus, que je mange un peu mieux et que je me suis abonnée au gym. Wow, le gym! C'est un bon changement, direz-vous. Oui, mais il me reste à y aller!
Demain, je rencontre ma psychiatre. On va parler pour une Xe fois du lithium, un médicament qui stabilise l'humeur. Les effets secondaires possibles font frémir, mais bien sûr, ça ne veut pas dire que je vais en avoir! (Je parle au présent, ça doit être parce que je suis quand même décidée à le prendre!) Ce médicament a l'avantage (ou le désavantage, selon comment on le voit) d'être mesuré dans le sang, afin de trouver la dose thérapeuthique et d'éviter les surdoses. Des prises de sang sont requises fréquemment en début de traitement et aux trois mois, environ, par la suite. C'est LE médicament reconnu pour traiter la bipolairité, en particulier les manies. Comme je ne suis pas en manie ni en dépression présentement, il serait prescrit à titre préventif et aussi pour stabiliser mes humeurs au jour le jour. Et je dois avouer que mes humeurs ne sont jamais vraiment égales et que ces temps-ci, elles sont beaucoup plus basses que hautes. Malgré tous les avantages que ce médicament semble avoir pour les cas de bipolarité comme moi, j'hésite encore à le prendre. Pourquoi? J'ai la chienne. La chienne de feeler mal, d'avoir des effets secondaires, d'être allergique, toutes sortes de peurs qui ne devraient pas être. Je sais, c'est con! Bien des gens autour de moi me disent qu'ils n'hésiteraient pas une seconde à le prendre s'ils avaient ma maladie. C'est ce qu'ils disent, mais ils ne sont pas dans ma peau! Plusieurs bipolaires attendent beaucoup plus longtemps que moi avant de se décider et pire, certains arrêtent leur médication sous prétexte qu'ils se sentent mieux et qu'ils n'en ont pas besoin, ce qui entraîne plus souvent qu'autrement des rechutes. Mais bon, arrêtons les comparaisons et revenons à moi!
Pour en revenir au titre de ce message, je commence à trouver que le titre de mon blog n'est pas représentatif de ce que je vis. Suis-je vraiment une bipolaire... qui se soigne? En fait, disons que je me soigne à moitié, comme me l'a dit l'infirmière qui me suis en clinique externe. Je ne suis pas couverte à 100 % présentement avec les médicaments que je prends (un antipsychotique et une petite portion d'antidépresseur). Le lithium, ajouté progressivement à ces deux médicaments, me couvrirait davantage contre les risques de rechute et m'aiderait à gérer mes humeurs. L'antipsychotique continuerait de me protéger contre une psychose, la partie la plus horrifiante que j'ai eue lors de ma maladie, et l'antidépresseur serait là pour l'anxiété, etc. Et peu à peu, je pense que je pourrais me débarrasser de l'antipsychotique au profit du lithium, car étant donné que le lithium réduit les risques de manies, ça réduit les risques de psychoses, car c'est plus souvent qu'autrement la manie qui mène à la psychose.
Alors, voilà! En conclusion, je peux vous dire que vivre avec la maladie mentale n'est pas chose facile. On ne sait jamais vraiment si un jour on va vivre parfaitement normalement comme les autres ou si on va toujours traîner un petit quelque chose de la maladie mentale, même si on est soigné. Demain, j'aurai une grande décision à prendre qui risque de changer ma vie positivement: prendre le lithium. Ayez une pensée pour moi!
samedi 22 mai 2010
Visite à l'hôpital
J'ai travaillé au centre d'achat aujourd'hui. J'étais fatiguée, mais ça s'est bien passé. J'ai eu la visite d'une amie que je n'avais pas vue depuis deux ans; elle est venue dîner avec moi. J'étais gênée de la revoir, vu que j'ai pris vraiment beaucoup de poids. Je me dis toujours que les gens qui m'ont vue à 130 livres et qui me revoient maintenant à 200 doivent avoir un choc et se dire: Mon Dieu qu'elle est rendue grosse! Mais je m'en fais peut-être trop... au fond, les gens revoient Karine, pas une personne grosse.
Après ma journée de travail, je suis retournée au 3e étage du CHUL, où j'ai été hospitalisée en 2008. J'y suis allée concernant le fameux projet dont je vais vous parler plus tard... mais j'en ai profité pour aller voir une patiente qui est là depuis 4 ans! Imaginez! C'est une unité brève de traitement et ils gardent cette femme depuis toutes ces années! Je ne connais pas son diagnostic exact, mais disons qu'elle est 50% lucide. Un patient faisait la remarque qu'elle n'était pas dans un bon milieu pour elle et je suis tout à fait d'accord. Ce n'est qu'un corridor avec une galerie avec une grosse grille. Il n'y a aucune stimulation là-bas. Tout ce qu'elle fait de ses journées, c'est manger, dormir, se promener dans le corridor et écouter la télé dans le salon. Aucune stimulation intellectuelle! Pas d'activités, rien! C'est inconcevable. Je suis certaine que si elle était dans un milieu plus adapté, elle en gagnerait en lucidité. Quand j'étais là, je m'occupais beaucoup d'elle et son état s'était amélioré. Et je ne fabule pas! Quand je suis arrivée au CHUL, elle changeait d'idée aux deux minutes: Je m'en vais sur la galerie, je m'en vais me coucher, je m'en vais dans le salon... une vraie girouette! Moi, je l'aidais à choisir où elle voulait aller et à rester à cet endroit plus que deux minutes! Je lui faisais lire des revues à voix haute, je lui posais des questions sur sa vie d'avant, etc. On voit que c'est une femme qui a déjà été très lucide. Je ne sais pas ce qui l'a rendue comme elle est maintenant, mais c'est clair que le milieu ne l'aide pas.
J'ai aussi parlé avec une autre patiente qui était là depuis deux mois, qui s'était fait attacher une fois et qui était allée dans "le cachot" six fois. Ils la disent bipolaire, elle pense qu'elle fait un burn-out. Mais peu importe son diagnostic, je suis révoltée de la façon qu'ils traitent les patients. Quand tu te promènes en jaquette pendant deux mois sans avoir le droit d'aller te chercher un café dans une machine ou de sortir dehors, ce n'est rien pour améliorer ton sort. Et ce qui me choque, c'est qu'à chaque fois que j'en parle à des gens de ma famille ou des amis, ils ne partagent pas mon point de vue. Ça paraît qu'ils n'ont pas vécu ce que j'ai vécu! En 2008, j'étais dans un high, mais je me rendais compte de ce qui se passait! Je n'étais pas folle! Je me rappelle très bien des trois fois où on m'a attachée, supposément pour mon bien, et de toutes les fois où on m'enfermait dans une petite pièce avec des barbelés sur les fenêtres, sans avoir le droit d'aller aux toilettes. J'ai même failli pisser dans mes culottes une fois juste pour qu'ils aient à me changer, mais je me disais que c'était moi qui serait pognée dans ma pisse! C'est cru, mais c'est ça pareil! Ils me disaient que je n'avais pas besoin d'aller aux toilettes. Ils décidaient si j'avais envie ou non!
J'ai beaucoup de révolte en moi concernant les sévices que l'on fait subir aux malades, supposément pour leur bien! Bien sûr, ils sont des dangers pour eux-mêmes et les autres! Je pense surtout qu'ils dérangent, et les préposés n'aiment pas se faire déranger pendant qu'ils jouent aux cartes entre-eux... Quand tu as le malheur de te lever dans la nuit parce que tu n'es pas capable de dormir, que tu es angoissé, etc., ils te retournent dans ta chambre parce qu'ils n'ont pas le goût de s'occuper de toi. Ils veulent que tu dormes, car c'est la nuit. Mais comment dormir quand tu les entends rire des blagues qu'ils se font, qu'ils viennent aux 30 minutes avec un gros "spot" dans ton visage au cas où tu serais en train de vouloir te suicider avec un verre en styromousse... car c'est tout ce que tu as d'effet personnel dans ta chambre... ils ne prennent pas de chance!
Je généralise un peu, car il y a au CHUL des préposé(e)s et des infirmier(ère)s en or! Des gens qui sont à leur place, pour qui un patient, aussi malade qu'il soit, est un être humain à part entière! À ceux-là, je dis MERCI! Merci beaucoup Gilles, Julie, Anne et les autres! Si vous n'aviez pas été là, je ne sais pas comment j'aurais pu m'en tirer! Je vous aime! xxx
Après ma journée de travail, je suis retournée au 3e étage du CHUL, où j'ai été hospitalisée en 2008. J'y suis allée concernant le fameux projet dont je vais vous parler plus tard... mais j'en ai profité pour aller voir une patiente qui est là depuis 4 ans! Imaginez! C'est une unité brève de traitement et ils gardent cette femme depuis toutes ces années! Je ne connais pas son diagnostic exact, mais disons qu'elle est 50% lucide. Un patient faisait la remarque qu'elle n'était pas dans un bon milieu pour elle et je suis tout à fait d'accord. Ce n'est qu'un corridor avec une galerie avec une grosse grille. Il n'y a aucune stimulation là-bas. Tout ce qu'elle fait de ses journées, c'est manger, dormir, se promener dans le corridor et écouter la télé dans le salon. Aucune stimulation intellectuelle! Pas d'activités, rien! C'est inconcevable. Je suis certaine que si elle était dans un milieu plus adapté, elle en gagnerait en lucidité. Quand j'étais là, je m'occupais beaucoup d'elle et son état s'était amélioré. Et je ne fabule pas! Quand je suis arrivée au CHUL, elle changeait d'idée aux deux minutes: Je m'en vais sur la galerie, je m'en vais me coucher, je m'en vais dans le salon... une vraie girouette! Moi, je l'aidais à choisir où elle voulait aller et à rester à cet endroit plus que deux minutes! Je lui faisais lire des revues à voix haute, je lui posais des questions sur sa vie d'avant, etc. On voit que c'est une femme qui a déjà été très lucide. Je ne sais pas ce qui l'a rendue comme elle est maintenant, mais c'est clair que le milieu ne l'aide pas.
J'ai aussi parlé avec une autre patiente qui était là depuis deux mois, qui s'était fait attacher une fois et qui était allée dans "le cachot" six fois. Ils la disent bipolaire, elle pense qu'elle fait un burn-out. Mais peu importe son diagnostic, je suis révoltée de la façon qu'ils traitent les patients. Quand tu te promènes en jaquette pendant deux mois sans avoir le droit d'aller te chercher un café dans une machine ou de sortir dehors, ce n'est rien pour améliorer ton sort. Et ce qui me choque, c'est qu'à chaque fois que j'en parle à des gens de ma famille ou des amis, ils ne partagent pas mon point de vue. Ça paraît qu'ils n'ont pas vécu ce que j'ai vécu! En 2008, j'étais dans un high, mais je me rendais compte de ce qui se passait! Je n'étais pas folle! Je me rappelle très bien des trois fois où on m'a attachée, supposément pour mon bien, et de toutes les fois où on m'enfermait dans une petite pièce avec des barbelés sur les fenêtres, sans avoir le droit d'aller aux toilettes. J'ai même failli pisser dans mes culottes une fois juste pour qu'ils aient à me changer, mais je me disais que c'était moi qui serait pognée dans ma pisse! C'est cru, mais c'est ça pareil! Ils me disaient que je n'avais pas besoin d'aller aux toilettes. Ils décidaient si j'avais envie ou non!
J'ai beaucoup de révolte en moi concernant les sévices que l'on fait subir aux malades, supposément pour leur bien! Bien sûr, ils sont des dangers pour eux-mêmes et les autres! Je pense surtout qu'ils dérangent, et les préposés n'aiment pas se faire déranger pendant qu'ils jouent aux cartes entre-eux... Quand tu as le malheur de te lever dans la nuit parce que tu n'es pas capable de dormir, que tu es angoissé, etc., ils te retournent dans ta chambre parce qu'ils n'ont pas le goût de s'occuper de toi. Ils veulent que tu dormes, car c'est la nuit. Mais comment dormir quand tu les entends rire des blagues qu'ils se font, qu'ils viennent aux 30 minutes avec un gros "spot" dans ton visage au cas où tu serais en train de vouloir te suicider avec un verre en styromousse... car c'est tout ce que tu as d'effet personnel dans ta chambre... ils ne prennent pas de chance!
Je généralise un peu, car il y a au CHUL des préposé(e)s et des infirmier(ère)s en or! Des gens qui sont à leur place, pour qui un patient, aussi malade qu'il soit, est un être humain à part entière! À ceux-là, je dis MERCI! Merci beaucoup Gilles, Julie, Anne et les autres! Si vous n'aviez pas été là, je ne sais pas comment j'aurais pu m'en tirer! Je vous aime! xxx
mercredi 19 mai 2010
The show must go on!
Ces temps-ci, je ne fais qu'écouter la chanson The show must go on de Queen. Il semblerait que Freddie Mercury l'ait chantée en sachant qu'il allait mourir... mais qu'il devait continuer jusqu'au bout!
C'est un peu comme ça que je me sens ces temps-ci. Je travaille à temps plein, je fais des contrats à la maison et je suis occupée par un projet que je vais vous dévoiler plus tard, si ça fonctionne. De plus, j'ai accepté un contrat au centre d'achat en fin de semaine. Pour une personne qui prend les médicaments que je prends, c'est tout un exploit! C'est du moins ce que m'a dit une pharmacienne que j'ai consultée dernièrement... Ce que je prends rend somnolent, en plus de faire engraisser énormément. Je suis grosse et endormie. Mais comme dans la chanson de Freddie Mercury, je dois continuer! «I have to find the will to carry on the show.» (Je dois trouver la volonté de continuer le spectacle). Et ce malgré des forces qui s'évanouissent, tout comme il est dit dans la chanson.
Je songe fortement à changer de médication, comme on me le suggère depuis le début de ma maladie, il y a près de deux ans. Je n'ai jamais été friande de médicaments et je suis toujours un peu angoissée quand j'en prends un nouveau. Mais je pense que je suis maintenant à la croisée des chemins. Il faut que ça change. Je dois perdre 70 livres et je dois être plus énergique pour passer au travers mes journées. Je dois aussi faire un virage à 180 concernant mon mode de vie et le nouveau médicament qu'on me propose pourrait jouer un rôle en ce sens. Je vous reviens bientôt avec les détails...
Pour revenir à la chanson de Queen, son moment le plus fort, selon moi, est quand Freddie chante: «I'll face it with a grin! I'm never giving in!» (J'y ferai face avec un grand sourire. Je n'abandonne jamais). C'est comme cela que je dois penser!
C'est un peu comme ça que je me sens ces temps-ci. Je travaille à temps plein, je fais des contrats à la maison et je suis occupée par un projet que je vais vous dévoiler plus tard, si ça fonctionne. De plus, j'ai accepté un contrat au centre d'achat en fin de semaine. Pour une personne qui prend les médicaments que je prends, c'est tout un exploit! C'est du moins ce que m'a dit une pharmacienne que j'ai consultée dernièrement... Ce que je prends rend somnolent, en plus de faire engraisser énormément. Je suis grosse et endormie. Mais comme dans la chanson de Freddie Mercury, je dois continuer! «I have to find the will to carry on the show.» (Je dois trouver la volonté de continuer le spectacle). Et ce malgré des forces qui s'évanouissent, tout comme il est dit dans la chanson.
Je songe fortement à changer de médication, comme on me le suggère depuis le début de ma maladie, il y a près de deux ans. Je n'ai jamais été friande de médicaments et je suis toujours un peu angoissée quand j'en prends un nouveau. Mais je pense que je suis maintenant à la croisée des chemins. Il faut que ça change. Je dois perdre 70 livres et je dois être plus énergique pour passer au travers mes journées. Je dois aussi faire un virage à 180 concernant mon mode de vie et le nouveau médicament qu'on me propose pourrait jouer un rôle en ce sens. Je vous reviens bientôt avec les détails...
Pour revenir à la chanson de Queen, son moment le plus fort, selon moi, est quand Freddie chante: «I'll face it with a grin! I'm never giving in!» (J'y ferai face avec un grand sourire. Je n'abandonne jamais). C'est comme cela que je dois penser!
vendredi 14 mai 2010
Je suis bien trop occupée pour mourir!
La nuit dernière (qui fut assez courte merci) j'ai rêvé que je retombais en psychose. Je fais souvent ce genre de rêve, où je m'empresse d'appeler le 911 pour leur dire de m'amener au 3e étage du CHUL (psychiatrie), où j'ai été hospitalisée deux mois à l'été 2008. Le bon côté de la chose, c'est que dans le rêve, c'est moi qui prend les commandes, qui décide d'aller me faire soigner, plutôt que de m'y faire entrer de force, comme ce fut le cas lors de mon hospitalisation. Mais ces rêves sont effrayants! Ils sont si réels! Je suis chez moi et tout à coup je me mets à halluciner. Je vois toutes sortes de choses et je sais bien que ce n'est pas réel. Alors, je m'empresse d'appeler le 911.
Dans mon rêve d'hier, l'ambulance venait me chercher et ensuite je me voyais dans le fameux corridor du 3e du CHUL, parmi des patients en jaquette qui marchaient lentement dans le corridor (comme des zombies). Et puis je sortais du lieu, j'y revenais, bref, tout se mélangeait. Je voyais toutes sortes de choses, mais je savais que j'étais en train d'halluciner, en marchant en jaquette dans un corridor...
Ensuite, je me vois dans un ascenceur, deux filles sortent, vomissent, et tombent par terre. Comme je déteste ça, je m'empresse de sortir en sautant par dessus leurs corps et je me cogne la jambe qui devient aussitôt toute bleue. Je vois Yves Corbeil, qui travaille maintenant à l'hôpital pour faire le triage des patients, et on me dit que je dois avoir une injection dans la jambe le plus tôt possible sinon mon état risque de se dégrader rapidement. On ne pense maintenant plus qu'à soigner mon physique et plus mon mental. Que dois-je retirer de ce rêve?
Après ce rêve de jambe bleue, je me retrouve au ciel, parmi des gens déguisés en anges. Je comprends que je suis rendue au paradis et que je suis morte. Mais je ne veux pas être morte! Je n'ai pas le temps de mourir: mon appartement est en désordre et j'ai des contrats de transcription à terminer! Je suis bien trop occupée pour mourir! :-)
Dans mon rêve d'hier, l'ambulance venait me chercher et ensuite je me voyais dans le fameux corridor du 3e du CHUL, parmi des patients en jaquette qui marchaient lentement dans le corridor (comme des zombies). Et puis je sortais du lieu, j'y revenais, bref, tout se mélangeait. Je voyais toutes sortes de choses, mais je savais que j'étais en train d'halluciner, en marchant en jaquette dans un corridor...
Ensuite, je me vois dans un ascenceur, deux filles sortent, vomissent, et tombent par terre. Comme je déteste ça, je m'empresse de sortir en sautant par dessus leurs corps et je me cogne la jambe qui devient aussitôt toute bleue. Je vois Yves Corbeil, qui travaille maintenant à l'hôpital pour faire le triage des patients, et on me dit que je dois avoir une injection dans la jambe le plus tôt possible sinon mon état risque de se dégrader rapidement. On ne pense maintenant plus qu'à soigner mon physique et plus mon mental. Que dois-je retirer de ce rêve?
Après ce rêve de jambe bleue, je me retrouve au ciel, parmi des gens déguisés en anges. Je comprends que je suis rendue au paradis et que je suis morte. Mais je ne veux pas être morte! Je n'ai pas le temps de mourir: mon appartement est en désordre et j'ai des contrats de transcription à terminer! Je suis bien trop occupée pour mourir! :-)
jeudi 13 mai 2010
Je me lance!
Ça y est! Je me lance! J'ai décidé de créer un blog pour ne pas oublier... ne pas oublier ce que j'ai vécu, un certain été 2008, où on m'a diagnostiquée bipolaire de type 1. Et aussi pour écrire ce que je ressens, le plus souvent possible, au présent!
Ce blog s'adresse donc aux personnes aux prises avec la bipolarité, mais aussi à tous ceux à qui on a diagnostiqué une maladie mentale. Mais il s'adresse aussi à ma famille, mes ami(e)s et aux curieux!
Et je ne parlerai pas que de maladie, car il faut toujours se rappeler que nous sommes une personne, pas une maladie!
Bonne lecture et à bientôt!
Karine Lacoste
Québec
P.S. Certains se questionneront sur la pertinence d'un tel blog. N'a-t-elle pas peur que tout le monde sache qu'elle a une maladie mentale?, se diront-ils peut-être. La réponse: Non! Au contraire, si je peux aider à démystifier cette maladie et à en aider d'autres, pourquoi pas! Et puis je ne veux pas qu'y raconter ma vie, je veux y mettre des informations pertinentes et utiles sur la bipolarité et parfois parler d'autres choses plus anodines, comme partager des recettes, un film coup de coeur, etc. Encore une fois, bonne lecture!
Ce blog s'adresse donc aux personnes aux prises avec la bipolarité, mais aussi à tous ceux à qui on a diagnostiqué une maladie mentale. Mais il s'adresse aussi à ma famille, mes ami(e)s et aux curieux!
Et je ne parlerai pas que de maladie, car il faut toujours se rappeler que nous sommes une personne, pas une maladie!
Bonne lecture et à bientôt!
Karine Lacoste
Québec
P.S. Certains se questionneront sur la pertinence d'un tel blog. N'a-t-elle pas peur que tout le monde sache qu'elle a une maladie mentale?, se diront-ils peut-être. La réponse: Non! Au contraire, si je peux aider à démystifier cette maladie et à en aider d'autres, pourquoi pas! Et puis je ne veux pas qu'y raconter ma vie, je veux y mettre des informations pertinentes et utiles sur la bipolarité et parfois parler d'autres choses plus anodines, comme partager des recettes, un film coup de coeur, etc. Encore une fois, bonne lecture!
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